Selon les résultats préliminaires de l'étude NutriNet-Santé, 67 % des hommes et 36 % des femmes dépassent la limite quotidienne de 8 grammes de sel, une norme que la France s'est engagée à respecter depuis 2008. Cette enquête nationale, lancée en mai 2009, met en lumière des données préoccupantes sur les apports en sel.
Des chiffres préoccupants
Plus de 95 % des hommes et presque 82 % des femmes consomment également un minimum de 6 grammes de sel par jour, une norme établie dans plusieurs pays européens. Les apports moyens en sel s'élèvent à 8,4 g/j, avec des niveaux plus élevés chez les hommes (9,2 g/j) par rapport aux femmes (7,6 g/j). Seuls 1 % des hommes et 5 % des femmes respectent les recommandations de l'OMS, et il est alarmant de constater qu'une proportion significative de la population, soit 36 % des femmes et 67 % des hommes, dépasse les 8 g/j.
Sources principales de consommation
La majorité du sel ingéré (6,3 g/j) provient directement des aliments, tandis qu'un quart (2,1 g/j) est ajouté par les consommateurs lors de la préparation des repas ou à table. Les aliments qui contribuent le plus à l'apport en sodium incluent :
- Le pain et les biscottes (24,1 %)
- La charcuterie (12,5 %)
- Les fromages (8,1 %)
- Les légumes préparés (6,8 %)
- Les snacks et aliments de fast food (5,9 %)
Un changement positif mais insuffisant
Bien que les données de l'étude NutriNet-Santé indiquent une tendance à la baisse de la consommation de sel au cours de la dernière décennie, les niveaux restent inacceptablement élevés par rapport aux recommandations de santé publique internationale. Cette situation dangereuse souligne un besoin urgent d'éducation et de sensibilisation autour des choix alimentaires, surtout auprès des populations les plus à risque, telles que les personnes en surpoids et obèses.







