Sur les réseaux sociaux, la quête de la minceur s'intensifie, notamment sur TikTok avec le hashtag #SkinnyTok. Ce phénomène glorifie la maigreur extrême, exposant ainsi les jeunes, en particulier les pré-adolescents, à des contenus nocifs et souvent dérangeants.
Des messages alarmants sur les écrans
Un simple défilement sur TikTok révèle des vidéos où la privation calorique est encouragée. De telles affirmations comme “1000 kcal par jour max si tu veux être jolie” cachent une réalité sombre, camouflée sous un ton motivant. En effet, ces messages véhiculent une pression insidieuse, impliquant la honte et la dévalorisation de soi, des facteurs déclencheurs des troubles des conduites alimentaires (TCA).
Une esthétique dérangeante et un effet contagieux
Les contenus liés à #SkinnyTok ne se contentent pas de revendiquer la minceur ; ils présentent également des méthodes extrêmes de restriction alimentaire, normalisant des régimes drastiques. L’attrait visuel de ces vidéos, accompagné parfois de musiques apaisantes, crée une ambiance trompeuse qui attire particulièrement les jeunes. Cette tendance peut générer un effet Werther alimentaire, une forme de contagion comportementale où la souffrance devient un objectif, plutôt qu'un symptôme.
Des solutions nécessaires pour contrer cette dérive
La Fédération Française Anorexie Boulimie (FFAB) met en avant plusieurs leviers pour contrer cette tendance préoccupante :
- Réguler l’accès aux contenus toxiques : Une modération plus stricte des plateformes est nécessaire, avec un accès limité pour les mineurs.
- Eduquer au numérique : Intégrer dès l'école une formation aux enjeux des réseaux sociaux pour aider les jeunes à naviguer ces contenus critiques.
Avec une augmentation significative des consultations liées aux TCA depuis la pandémie, il est vital d'agir rapidement face à cette menace grandissante. Les conséquences, souvent tragiques, soulignent l'importance d'une prise de conscience collective et d'actions concrètes pour protéger notre jeunesse.







