Une étude récente menée par des chercheurs britanniques met en lumière le paradoxe du fer. Bien qu'une consommation modérée de fer soit bénéfique pour notre santé, un excès pourrait augmenter le risque de crises cardiaques.
Le fer est un minéral essentiel à notre organisme. Il est indispensable pour la production de l'hémoglobine, qui transporte l'oxygène dans le sang, ainsi que de la myoglobine, qui assure le stockage de l'oxygène dans les muscles. Ce minéral joue également un rôle crucial dans les enzymes impliquées dans la respiration et la synthèse de l'ADN. Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), l'apport quotidien recommandé en fer varie : 11 mg pour les hommes et les femmes ménopausées, 16 mg pour les femmes en âge de procréer ayant des règles abondantes, et entre 7 et 14 mg pour les enfants de 3 à 17 ans.
Trop de fer, c'est (aussi) mauvais pour la santé
Une étude récente de l'Imperial College London a exploré le lien entre le fer et 900 maladies en analysant les données médicales de plus de 500 000 patients.
Les résultats indiquent qu'un léger excès de fer dans le sang peut réduire le risque d'hypercholestérolémie et d'athérosclérose, des conditions qui affectent la circulation sanguine. Cependant, un excès important de fer peut entraîner de graves problèmes de santé, tels que la formation de caillots sanguins, augmentant ainsi le risque d'accidents vasculaires cérébraux ou d'infarctus du myocarde. En somme, la consommation de fer doit être équilibrée : ni trop, ni trop peu !
Ces recherches ont été publiées dans le Journal of the American Heart Association.







