Le 17 mai dernier, Happyvore a célébré l’ouverture de sa nouvelle usine dans le Loiret. Ce fut l'occasion pour des journalistes, des personnalités politiques et des élus de découvrir cette entreprise française spécialisée dans les produits végétaux qui imitent la viande. Réputés sous le terme de « simili-carnés », ces produits attirent également l’attention d’autres marques locales telles que Hari & Co, Kokiriki, La Vie, Cocoriton, ainsi que de grandes enseignes internationales comme Herta et Beyond Meat.
Quelle composition pour les simili-carnés ?
Les ingrédients peuvent varier, mais la base commune inclut souvent des céréales telles que le riz et le blé, ainsi que des légumineuses comme le soja et les pois. Ces mélanges offrent un bon apport en protéines. Toutefois, on retrouve également des arômes, des conservateurs, et parfois des fibres de bois ou des isolats de protéines, qui soulèvent des questions sur le niveau de transformation des produits.
Pourquoi opter pour ces alternatives ?
Destinés à ceux qui souhaitent intégrer plus de végétal dans leur alimentation pour des raisons écologiques, sanitaires ou éthiques, les simili-carnés sont conçus pour offrir une expérience culinaire similaire à celle de la viande. Les cofondateurs d'HappyVore, Cédric Meston et Guillaume Dubois, insistent sur le plaisir que ces produits peuvent procurer, tant pour les végétariens que pour les omnivores.
Les enjeux de la dénomination
Bien que des tentatives aient été faites pour restreindre l'utilisation de termes liés à la viande pour ces produits, le Conseil d'État a, pour l’instant, permis leur usage continu. La nomenclature des produits, comme « steaks » ou « saucisses » végétales, joue un rôle crucial pour aider les consommateurs à établir des repères dans un monde culinaire omnivore. Thibaut Jouault, de Kokiriki, évoque d’ailleurs les souvenirs culinaires des clients, cherchant à retrouver le goût de leur enfance à travers des options végétales.
À noter que le secteur des produits de la mer se transforme également, avec des alternatives véganes qui imitent le poisson, telles que les « fish & chips » et du « saumon gravlax », illustrant ainsi la capacité d'innovation dans l'alimentation végétale.
Un regard critique sur la nutrition et l’écologie
Les experts en nutrition, comme la diététicienne Anaïs Minet, soulignent que même si les simili-carnés peuvent séduire, ils sont souvent industrialisés et peuvent s’écarter d’une nutrition naturelle. Pour une réelle exploration des bénéfices du végétal, il est préférable de privilégier des aliments bruts et d'apprendre à cuisiner avec des légumes frais.
Enfin, la question écologique demeure : est-il plus judicieux de consommer une petite quantité de viande de qualité élevée localement ou de se tourner vers des produits végétaux transformés ? Les simili-carnés trouvent leur place dans le cadre d'une alimentation variée, que celle-ci soit végétarienne, végane ou omnivore, mais le choix réfléchi de chaque aliment reste essentiel.







