Une étude récente menée par Gabrielle Rochefort, doctorante à l'université Laval au Québec, révèle que réduire sa consommation de viande seul ne garantit pas une meilleure alimentation. En effet, il est crucial de privilégier les aliments sains qui remplacent les protéines animales.
Il est bien établi que diminuer la consommation de viande contribue à réduire les risques de maladies comme l'obésité, le diabète, les problèmes cardiovasculaires et même certains types de cancer. Toutefois, la substitutivité doit être soigneusement pensée. Les aliments qui viennent remplacer la viande doivent également être sains pour maintenir un équilibre nutritionnel.
Un regard sur les habitudes alimentaires
Lors de sa recherche, Rochefort a analysé les comportements alimentaires de 1 147 adultes. D'abord, elle a classé les participants en quatre groupes en fonction de leur apport quotidien en protéines animales. Les individus du groupe le plus faible en consommation animale se tournaient souvent vers les protéines végétales, les grains entiers, et les acides gras polyinsaturés, tout en consommaient moins de sel. Cependant, ce même groupe montrait une tendance à une plus grande consommation de sucre ajouté et d'aliments souvent déconseillés par les recommandations alimentaires canadiennes.
L'importance des protéines végétales
Dans une deuxième phase de l'étude, Rochefort a reformulé les groupes selon leur apport en protéines végétales. Ces participants, qui consommaient en majorité des protéines d'origine végétale, avaient aussi une alimentation plus riche en fruits, légumes, grains entiers et graisses polyinsaturées. En parallèle, ils faisaient preuve d'une moindre consommation de viande transformée, de sucre ajouté et de sel. En somme, leur qualité de nutrition était significativement supérieure à celle des individus du quartile le plus bas.
Rochefort conclut sur une note optimiste : "Nous recommandons un discours positif pour encourager les gens à adopter une alimentation riche en protéines végétales, plutôt que de simplement réduire leur consommation de viande. Cette approche pourrait faciliter une transition vers des choix alimentaires plus sains et durables."
Source :
Consommer moins de viande n'équivaut pas forcément à mieux s'alimenter, Université Laval, 16 juin 2022.







