Appelé arbre de longévité, le baobab révèle des propriétés nutritives impressionnantes. Sa pulpe, riche en antioxydants et en nutriments, contient six fois plus de vitamine C qu'une orange. Depuis son introduction sur le marché européen en 2008, sa popularité a explosé, notamment au Royaume-Uni, où il a séduit de nombreux consommateurs. Un éclairage sur cet aliment miracle avec la nutritionniste Florence Foucaud.
Que ce soit sous forme d'huile pour hydrater les cheveux, dans une barre de céréales ou ajoutée au yaourt du matin, les applications du baobab fleurissent dans l'industrie alimentaire. En 2015, cet aliment a fait sensation, avec des ventes qui ont bondi de 200% en Grande-Bretagne. Si le baobab est prisé pour ses vertus en Europe, il est profondément ancré dans la culture africaine où il est utilisé tant en cuisine qu'en médecine traditionnelle. Toutefois, prudence est de mise pour éviter les excès liés à cet ingrédient tendance.
Des valeurs nutritionnelles record... si consommé avec modération
Le baobab est au cœur de nombreuses études scientifiques qui saluent ses remarquables propriétés nutritionnelles. Sa pulpe, souvent réduite en poudre, renferme jusqu'à six fois plus de vitamine C qu'une orange, et même trois fois plus qu'un kiwi. De plus, elle offre une teneur en potassium six fois supérieure à celle de la banane, avec des antioxydants dix fois plus puissants que ceux des baies de goji. Malgré ces atouts, sa valeur énergétique est relativement faible, à seulement 162 kcal pour 100 g, avec seulement 1 g de lipides et 42 g de glucides.
Cependant, Florence Foucaud souligne qu'il est essentiel de consommer le baobab avec modération. Bien que la poudre soit bénéfique grâce à sa teneur élevée en vitamine C, elle contient également 44 g de fibres pour 100 g, dépassant ainsi l'apport quotidien recommandé pour un adulte. Cela pourrait poser des problèmes, notamment pour ceux souffrant de troubles intestinaux. En outre, son apport en potassium nécessite une prudence particulière pour les personnes ayant des antécédents cardiaques ou rénaux.
Le baobab peut être intégré dans l'alimentation sous forme de poudre dans des smoothies ou des yaourts, offrant ainsi un coup de pouce temporaire contre la fatigue. Cependant, Florence Foucaud met en garde contre l'utilisation de gélules, qui, selon elle, n'apportent aucun avantage gustatif et ne remplacent pas une alimentation variée. Une ou deux cuillères à café de poudre suffisent largement pour bénéficier de ses effets. Il est également déconseillé de remplacer la farine par de la poudre de baobab, car la cuisson détruit bon nombre de ses nutriments. Enfin, Sonia Manzi, directrice commerciale de Baobab Fruit Company, plaide pour un contrôle qualité rigoureux : "Il existe des produits dont l'origine ne répond pas aux normes sanitaires. Nous travaillons à améliorer la situation en assurant une traçabilité des produits que nous proposons."







