On entend souvent que l'alcool s'évapore lors de la cuisson, mais est-ce réellement le cas ? Ne risquons-nous pas d'être un peu éméchés après un plat trop arrosé ? Décryptons cette idée largement répandue.
L'alcool est omniprésent dans notre gastronomie, nourrissant des plats emblématiques tels que le coq au vin, le poulet au vin jaune ou encore le baba au rhum. Même dans les recettes qui ne mentionnent pas explicitement d'alcool, il peut se glisser discrètement dans les sauces ou les pâtisseries. Mais quelle est la situation pour les enfants, les femmes enceintes et ceux qui suivent un régime sans alcool ? Analysons ensemble ce sujet délicat.
Imaginons un repas entre amis : l'un d'eux, inquiet de la présence de cognac dans votre sauce, vous interroge sur sa teneur en alcool. Pratiquant, vous répondez : "Pas de souci, l'alcool s'évapore à la cuisson !" Mais est-ce si simple ? La réponse nécessite une analyse plus nuancée. Selon Futura, le degré d'évaporation varie considérablement selon la boisson et le temps de cuisson. Par exemple, si vous déglacez avec du cognac puis retirez la préparation du feu immédiatement, 85 % de l'alcool peut encore être présent. Ce taux peut poser problème pour ceux qui s'abstiennent totalement d'alcool.
D'un autre côté, lors de la préparation d'un plat mijoté comme le coq au vin, après trois heures de cuisson, il ne restera en moyenne que 5 % d'alcool dans le plat. Ce chiffre est bien moins préoccupant, à moins que vous ne craquiez pour un baba au rhum ou une crêpe flambée, où, selon Le Figaro, le taux d'alcool peut rester élevé, jusqu'à 75 %, en raison du temps de cuisson relativement court.
- Règle générale : Plus la cuisson est longue, plus l'alcool s'évapore, mais une petite quantité persiste toujours.
- Adaptation : Les personnes avec des restrictions alimentaires doivent être prudentes et adapter leur consommation en conséquence.
Rappelons que l'abus d'alcool peut être dangereux pour la santé, à consommer avec modération.







