La nourriture ne satisfait pas seulement nos papilles, elle joue un rôle crucial pour notre santé. Selon Anthony Fardet, docteur en nutrition humaine, il est possible d'ajouter jusqu'à 10 ans à son espérance de vie en améliorant ses choix alimentaires. De plus, en optant pour des options saines, on contribue également à la préservation de notre planète.
En 2014, une étude révélait que l'espérance de vie d'une femme était de 85 ans, cependant, seulement 64 ans de cette vie se déroulaient en bonne santé. « Les femmes passent donc en moyenne 21 ans en mauvaise santé », déclare-t-il. Voici quelques recommandations pour inverser cette tendance.
Optimiser l'assiette pour la santé et la planète
Pour améliorer tant notre santé que celle de l’environnement, il est conseillé de consommer 80 % d'aliments d'origine végétale et 20 % d'origine animale. « En France, 30 à 40 % de notre régime alimentaire provient de sources animales. Il serait idéal de réduire ce chiffre de moitié », souligne Fardet. Une telle démarche serait bénéfique pour notre écosystème, car près de la moitié des terres agricoles sont consacrées à l'élevage.
Concernant la consommation de viande, un maximum de 500 g par semaine est recommandé pour les viandes rouges et transformées, telles que le bœuf, le porc et les charcuteries. « Un excès de viande rouge et/ou transformée augmente de 15 % le risque de cancer colorectal, en raison des composés nocifs générés lors de la cuisson », précise-t-il.
Pour une nutrition équilibrée, Fardet suggère de privilégier les céréales complètes et les légumineuses. Ces dernières présentent l'avantage de ne nécessiter que peu d'engrais pour leur culture. Combinant des grains et des légumineuses, comme le riz et les lentilles, on peut obtenir un apport protéines équivalent à celui de la viande.
Favoriser la diversité alimentaire
Une alimentation variée contribue à renforcer notre système immunitaire. « Inutile d'être un expert en nutrition, il suffit de consommer des fruits et légumes colorés pour faire le plein d'antioxydants essentiels à notre santé », rappelle Fardet. Cela est d'autant plus pertinent pour lutter contre le stress oxydatif, responsable de nombreux problèmes de santé.
Éviter les aliments ultra-transformés
La surconsommation de produits industriels a conduit à une hausse des maladies chroniques telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires. « Les individus les plus touchés par ces affections sont souvent ceux qui consomment le plus de produits transformés, tandis que ceux qui choisissent des aliments peu raffinés tendent à vivre en meilleure santé et plus longtemps », explique Anthony Fardet.
Il insiste sur le fait qu'une alimentation n'est nuisible que lorsqu'elle est trop transformée ou consommée en excès. Les aliments fortement industrialisés n'apportent généralement pas une sensation de satiété, favorisant ainsi le grignotage. Il est donc crucial de privilégier des aliments naturels, peu transformés, comme les céréales complètes, et d'opter pour une pomme plutôt qu'un jus de pomme.







