Le 28 juin, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié une alerte concernant les conséquences d'une surconsommation de boissons végétales, telles que le lait de soja, de coco et d'avoine, qui deviennent de plus en plus populaires en Europe. Bien que ces alternatives soient souvent perçues comme saines, un excès de leur consommation pourrait présenter des risques importants pour la santé.
Précautions pour les femmes enceintes
Les experts soulignent que cette tendance est particulièrement préoccupante pour les femmes enceintes. Remplacer les produits laitiers par des boissons végétales pourrait conduire à un apport insuffisant en iode, un élément vital pour la santé, surtout dans la région européenne. Traditionnellement, le sel iodé et certains poissons représentent des sources fiables d'iode, mais les produits laitiers occupent également une part significative, fournissant environ 20 % de l'apport quotidien recommandé. Si ces produits sont remplacés par des alternatives végétales, les risques de carence en iode augmentent, selon les recommandations de l'OMS.
Risques associés à une carence en iode
L'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) alerte sur les dangers d'une carence en iode, qui peut provoquer une augmentation du volume de la thyroïde. Des formes sévères peuvent entraîner des complications telles que l'hypothyroïdie, affectant potentiellement la santé cardiaque et augmentant le risque de maladies cardiovasculaires, particulièrement chez les femmes, plus vulnérables à ces carences. Pour les femmes enceintes, une carence en iode peut perturber le développement cérébral du fœtus et des jeunes enfants. L'OMS recommande donc de maintenir une consommation adéquate d'aliments riches en iode, comme le sel iodé, pour prévenir de tels risques sanitaires. Ainsi, le véritable danger réside non dans la surconsommation de boissons végétales, mais dans leur substitution aux produits laitiers, essentiels à l'apport en iode.







