Une chercheuse de l'université du Michigan s'intéresse depuis plus d'une décennie à l'effet des régimes alimentaires sur le diabète de type 2. Cette maladie touche de plus en plus de jeunes en France, y compris des adolescents et des enfants, selon l’Inserm.
Le diabète de type 2 se caractérise par un excès chronique de glucose dans le sang, résultant d'une résistance à l'insuline des cellules et d'une insuffisance de production d'insuline par le pancréas.
Réduire ou éliminer la nécessité de médicaments
Les professionnels de santé soulignent que le mode de vie joue un rôle crucial dans la prévention et le traitement du diabète. Laura Saslow, spécialiste à l'université du Michigan, a étudié l'impact de divers régimes alimentaires. Ses recherches montrent qu'un régime hypocalorique liquide ou un régime cétogène très faible en glucides pourraient mener à une rémission du diabète de type 2 et réduire ou éliminer le besoin de médicaments.
Dans son étude, elle explique que la rémission se réfère à un taux de glucose sanguin normal sans traitement pendant au moins trois mois, tandis que l'inversion peut se produire avec un médicament comme la metformine. Ces résultats sont relativement rares.
Régimes inefficaces et approches prometteuses
Laura Saslow a identifié de nombreux régimes qui se sont révélés inefficaces, comme les régimes hypocaloriques classiques ou méditerranéens, avec des taux de rémission minimal. En revanche, un régime strict à environ 850 calories par jour a montré des résultats encourageants : 46 % des participants étaient en rémission après un an.
Un autre traitement prometteur est le régime cétogène, qui limite l'apport en glucides à 20-35 grammes par jour. Ce type de régime favorise la cétose, où l'organisme utilise les graisses comme principale source d'énergie, contribuant ainsi à la régulation de la glycémie.
Une étude réalisée par l'université de l'Indiana a révélé que la consommation de médicaments a considérablement diminué chez ceux suivant un régime cétogène, avec un taux de rémission de 47 % au bout d’un an et de 38 % après deux ans.
L'expert conclut que le suivi continu de la glycémie, en association avec ces nouvelles approches alimentaires, porte un potentiel prometteur pour la gestion du diabète.







