Entre kit de brassage et whisky maison, l’alcool artisanal - à consommer toujours avec modération - est en vogue. Zoom sur cette pratique qui conquiert de plus en plus d'adeptes.
Le do it yourself (DIY) s'étend désormais aux boissons alcoolisées. Pour s'initier, les néophytes peuvent choisir parmi de nombreux kits disponibles en magasin. Prenons l'exemple du kit pour réaliser son whisky : il comprend un fût, un entonnoir et des bouteilles d'orge malté. De la même façon, un coffret pour créer des liqueurs à l'ancienne contient quatre flasques en verre, un entonnoir, un livret d'instructions, ainsi que des sachets de graines et de feuilles à mixer.
Aperçu des kits de brassage
Les passionnés de bière peuvent impressionner leurs convives avec leur propre bière artisanale. Qu'elle soit blonde, brune ou belge, il existe des kits adaptés à chaque goût. Ces ensembles incluent tout le nécessaire, du thermomètre au houblon, en passant par la levure. Toutefois, la fermentation requiert patience et attention. Les amateurs de cidre, quant à eux, apprécieront de pouvoir annoncer fièrement : "C'est moi qui l'ai fait !" lors de la Chandeleur.
Ressources pour les brasseurs en herbe
Des ouvrages pratiques, tels que Le Petit Livre secret des rhums arrangés de La Rhumerie Pirate et Secrets de brasseur, permettent de mieux comprendre la fabrication d'alcool. Aujourd'hui, créer son propre spiritueux est à la portée de tous, à condition d'être bien équipé.
L'essor de l'alcool fait maison pose la question des droits de production. Selon Jacqueline Scuvée-Moreau et Jean-Baptiste Andries, la distinction entre fermentation et distillation est cruciale. La fermentation, qui transforme le sucre des fruits en alcool, est légale pour des boissons comme la bière et le vin. En revanche, la distillation est strictement réglementée, nécessitant des conditions précises et interdisant la vente d'alcool produit chez soi.
Malgré la banalisation de la consommation d'alcool, des experts comme William Lowenstein et Bruno Journe soulignent que ces kits sont généralement moins nocifs que les produits du commerce. En effet, ils promeuvent une consommation réfléchie et temporaire, rappelant que, tout comme la couture, le brassage demande du temps et de l'investissement.
(1) La Rhumerie pirate, de Frédérique Chartrand, Éditions Marabout, 48 pages, 20,90 €. Publié en 2014.
(2) Secrets de brasseur, de Matthieu Goemaere, Linda Louis et Thomas Mousseau, Éditions La Plage, 224 pages, 19,95 €.
(3) La CAT, bière blonde artisanale, disponible en vente sur www.lagrandeepicerie.com.







