Un régime alimentaire riche en fibres pourrait non seulement réduire les risques de maladies cardiovasculaires mais également jouer un rôle essentiel dans la prévention des maladies pulmonaires, y compris la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). C'est ce qu'affirme une étude récente parue dans Annals of the American Thoracic Society et réalisée par des chercheurs des universités du Nebraska (États-Unis) et d'Auckland (Nouvelle-Zélande).
Les bienfaits des fibres sur la santé pulmonaire
Les fibres, que l'on trouve dans des aliments comme les fruits, les légumes, les céréales complètes et les fruits secs, se révèlent être particulièrement bénéfiques pour la santé pulmonaire. Grâce à une enquête menée par le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), les chercheurs ont analysé les données nutritionnelles et les habitudes de vie de 1 921 personnes âgées de 40 à 70 ans, lesquelles ont également subi un examen pulmonaire. Les participants ont été répartis en deux groupes selon leur consommation quotidienne de fibres : moins de 10,75 grammes contre plus de 17,5 grammes.
Les résultats sont frappants : dans le groupe à forte consommation de fibres, 68,3 % des individus avaient une fonction pulmonaire normale, tandis que seulement 50,1 % du groupe à faible consommation présentaient de similaires résultats. De surcroît, seulement 14,8 % des mangeurs de fibres en grande quantité souffraient d'obstruction des voies respiratoires, alors que ce chiffre atteignait 29,8 % chez les petits consommateurs.
Le rôle anti-inflammatoire des fibres
Les auteurs de l'étude suggèrent que cette amélioration de la santé pulmonaire pourrait être liée aux propriétés anti-inflammatoires des fibres. En effet, les fibres influencent la flore intestinale, favorisant ainsi la libération d'agents protecteurs, tels que les neutrophiles, du système immunitaire. Bien que ces résultats soient encourageants, ils nécessitent davantage de recherches pour confirmer ces bénéfices à long terme et tenir compte de l'activité physique des participants.
Les chercheurs espèrent que de telles découvertes inciteront les institutions de santé publique à considérer les fibres comme un moyen de prévention accessible et efficace contre les maladies pulmonaires.
En attendant les résultats de futures études, intégrer davantage de fruits et de légumes dans son alimentation reste une sage décision pour la santé.







