La nouvelle série signée Netflix plonge les téléspectateurs dans une exploration culinaire fascinante, reliant l'Afrique de l'Ouest aux racines de la communauté noire américaine dans le sud des États-Unis.
Depuis le 26 mai, Netflix dévoile un documentaire culinaire inédit, intitulé La Part du Lion : Comment la cuisine afro-américaine a transformé l'Amérique. Ce projet suit l'écrivain culinaire Stephen Satterfield qui rencontre des chefs, historiens et activistes, préservant les traditions de la cuisine afro-américaine. La série en quatre épisodes met en lumière des plats traditionnels tels que des ragoûts d'Afrique de l'Ouest, la soul food et les barbecues. Elle raconte une histoire gastronomique façonnée par des événements historiques majeurs, dont l'esclavage et la guerre de Sécession, ainsi que la célébration de Juneteenth, marquant l'émancipation afro-américaine.
Inspiration d'un ouvrage marquant
Cette mini-série puise son essence dans le livre High on the Hog : A Culinary Journey From Africa to America, écrit par Jessica B. Harris, une chercheuse et auteure reconnue dans le domaine culinaire, publié en 2011. Dans cet ouvrage, l’auteure explore l'histoire des aliments issus de la diaspora africaine et retrace la résilience de la cuisine afro-américaine au fil des siècles, depuis l'époque de l'esclavage jusqu'à nos jours.
Un pont symbolique entre l'Afrique et l'Amérique
Le documentaire commence au marché Dan-Tokpa, à Cotonou, au Bénin, un point clé de la traite transatlantique des esclaves. Ce choix symbolique est renforcé par la présence de Jessica B. Harris dans le premier épisode aux côtés de Stephen Satterfield. Ensemble, ils examinent les nuances des ingrédients, comme l'igname et les patates douces, et les diverses textures du riz. Les étals de nourriture deviennent des miroirs reflétant l'alimentation américaine. À travers ces épisodes, le public est invité à découvrir des anecdotes fascinantes. Roger Ross Williams, le réalisateur, aspire à révéler un chapitre souvent ignoré de l'histoire culinaire américaine grâce à ce "carnet de voyage".







