Face à l'épidémie de fièvre aphteuse qui menace ses élevages, l'île Maurice a bénéficié d'un soutien considérable de la part de la Commission de l'océan Indien (COI), qui a acheminé 20 000 doses de vaccins pour lutter contre cette maladie.
L'alerte a été émise le 19 juillet suite à la détection de cas sur l'île Rodrigues, où l'épidémie s'est rapidement répandue, atteignant ensuite l'île principale. La fièvre aphteuse est une maladie animale contagieuse qui, bien que sans danger pour l'homme, peut avoir des répercussions économiques significatives.
Un soutien précieux pour l'agriculture mauricienne
Cette infection affecte une vaste gamme d'animaux, y compris les bovins et les porcins. pour enrayer la menace sur l'économie agricole, la COI a acquis les vaccins en provenance du Botswana, représentant un coût de 34 000 euros. En parallèle, 19 000 bagues de marquage ont été fournies pour identifier les animaux vaccinés.
Pour renforcer l’effort de vaccination, la COI a également mobilisé 10 vétérinaires malgaches, apportant leur expertise aux équipes locales.
Une coordination essentielle au cœur des actions
Cette initiative est rendue possible grâce à la collaboration avec l'Agence française de développement (AFD) et le ministère de l'Industrie Agricole et de la Sécurité Alimentaire. "C'est l'illustration parfaite de notre coopération régionale. Le réseau SEGA veille au grain pour assurer une gestion efficace des alertes épidémiques," a déclaré Madi Hamada, Secrétaire général de la COI.
La COI a souhaité rapidement examiner la situation en acheminant des prélèvements au laboratoire de l'ANSES en France, permettant ainsi d'identifier le type de virus en circulation. D'un autre côté, la Douane française a prohibé l'importation de viande et de produits d'origine animale depuis l'île Maurice et Rodrigues, en raison des craintes d'une propagation accrue de la maladie.







