Récemment, des cas de contamination par Listeria monocytogenes ont été signalés dans deux marques de beurres disponibles dans toute la France, notamment chez Leclerc, Intermarché, Carrefour et Grand Frais. Christophe Bastid, gastro-entérologue, nous éclaire sur ce sujet inquiétant.
Produits concernés
Le premier produit rappelé est la Motte d'Antan au sel de mer de Guérande (250 g) de la marque Le Gall, vendue entre le 17 et le 27 février 2023 dans divers supermarchés. Les codes-barres concernés sont 3252920011797 et le numéro de lot est 037, avec une date limite de consommation fixée au 27 avril 2023.
Un autre produit à ne pas consommer est le beurre motte aux cristaux de sel (250 g) de la marque Ker Argoët, qui a été commercialisé entre le 21 février et le 15 mars 2023. Son code-barres est 3701002403598, et la date limite de consommation est le 17 avril 2023.
Que faire en cas de consommation ?
Si vous avez acheté l'un de ces beurres :
- Ne consommez pas le produit.
- Retournez-le au point de vente ou détruisez-le.
Si vous avez déjà consommé ces aliments et ressentez des symptômes tels que de la fièvre ou des douleurs, il est conseillé de consulter rapidement un médecin en signalant cette consommation.
Les personnes les plus sensibles à cette infection comprennent notamment les femmes enceintes et ceux ayant un système immunitaire affaibli. La listériose peut avoir des complications sévères, et son incubation peut durer jusqu'à huit semaines.
Prévention et recommandations alimentaires
La listériose reste rare en France, mais il convient d'être vigilant. Pour éviter la contamination, voici quelques recommandations :
- Bien cuire les aliments et éviter les produits crus, notamment les fromages au lait cru.
- Laver soigneusement fruits et légumes.
- Nettoyer régulièrement le réfrigérateur, idéalement à l'eau savonneuse.
- Respecter les dates de péremption des aliments.
La détection précoce et un traitement approprié à base d'antibiotiques peuvent prévenir des complications graves. Il est impératif de rester vigilant, surtout pour les populations à risque.
Sources :
Communiqué de presse DGS, Institut Pasteur, entretien avec Dr. Christophe Bastid, gastro-entérologue.







