Le taux de sucre dans les sodas les plus appréciés fluctue considérablement d'une nation à l'autre, avec des disparités pouvant aller jusqu'à sept fois.
L'organisme britannique Action on Sugar, une association engagée pour la diminution du sucre dans les aliments, a examiné la quantité de sucre dans plusieurs sodas populaires. Les résultats révèlent par exemple qu'un Sprite vendu en Autriche affiche 19 g de sucre, contre 47 g en Thaïlande. De même, un Schweppes en Argentine contient 16 g de sucre, tandis qu'aux États-Unis, ce chiffre s'élève à 45 g.
Selon l'association, "la différence entre les pays peut équivaloir à l'ajout de 7 cuillères à café de sucre dans certaines boissons". Sur un échantillon de 274 boissons gazeuses testées, la majorité a reçu une étiquette rouge, une indication de leur teneur en sucre extrême. Fait marquant : les États-Unis et le Canada comptent quatre des sept sodas les plus sucrés, alors que l'Europe affiche généralement des niveaux plus bas.
La santé des populations en jeu
Des estimations prévoient qu'en 2030, 2,16 milliards de personnes dans le monde seront en surpoids, dont 1,12 milliard seront considérées comme obèses. Le Pr Graham MacGregor, expert en médecine cardiovasculaire à l'Université Queen Mary au Royaume-Uni, affirme que cette enquête met en lumière la contribution de l'industrie des boissons gazeuses à la crise de l'obésité, plaidant pour une réduction impérative du sucre dans ces produits.
Un danger immédiat pour la santé
"Consommer un soda entraîne une ingestion massive de sucre en un temps record, ce qui est néfaste pour notre métabolisme", souligne le Pr Elissa Epel, professeur de psychiatrie à l'Université de Californie. Elle met en garde contre les effets de la consommation quotidienne de sodas, qui pourrait accélérer le vieillissement des cellules immunitaires de presque deux ans.







